RASSEMBLER A GAUCHE 83

Le blog des militants de Rassembler à Gauche de la Fédération du Var du Parti Socialiste - Les amis de Laurent Fabius

30-05-06

Chat sur le site du journal 20 Minutes

lfchatLaurent Fabius a répondu en ligne aux questions des internautes. Il a été questions, notamment, de l’Europe, du projet socialiste, de la gauche et de la présidentielle de 2007.

Europe
Jusqu’à présent, les thèmes « Europe » n’ont pas été très présents dans les campagnes électorales nationales. Pensez-vous que ces thèmes seront plus mobilisateurs pour les élections de 2007 que par le passé ? Fedon

Oui. Parce que les Français se rendent compte que beaucoup de nos problèmes (chômage, etc.) sont liés en bien ou en mal à ce qu’on fait au niveau européen.

Vous avez appuyé votre rejet du référendum européen sur l’existence d’un plan B, dont vous garantissiez l’existence. Où est ce plan B ? Quelle confiance peut-on accorder à un homme (politique) d’une telle fiabilité ? Pierphil

Regardez mon site http://www.laurent-fabius.net Vous y trouverez un plan de relance européen élaboré après discussions avec de nombreux responsables. C’est une base possible. Mais bien sûr, nous ne sommes pas (encore) à la direction du pays.

Pour l’élection présidentielle 2007, prenez vous l’engagement public de demander que le candidat PS retenu procèdera à un référendum pour toute adoption d’une Constitution européenne devant s’appliquer au peuple français ? j c mercier

Oui.

Un an après le rejet de la Constitution européenne en France, l’Europe est victime d’immobilisme politique, le grand soir social que vous aviez promis n’a pas eu lieu. Aujourd’hui, pour vous présenter à la présidentielle, vous proposez de refaire voter tous les Européens sur un nouveau texte. Comment pouvez-vous prétendre que le vote des Français est supérieur à celui des autres pays qui ont adopté la Constitution ? Quand allez-vous admettre que la victoire du Non l’an dernier fut aussi celle des souverainistes et de l’extrême-droite ? Ce mélange ne vous gêne t’il pas ? MAZILLE Laurent

Il ne s’agit pas d’imposer notre vision aux autres. Il s’agit de tenir compte de la décision de la majorité des Français et de discuter avec nos partenaires d’une relance de l’Europe vers plus de démocratie et de social.

Bjr Laurent : j’ai voté « non » au traité constitutionnel et je ne le regrette pas. En cela, je n’ai pas suivi les ordres de mon parti, ni de la majorité des adhérents. Pour l’Europe, est-ce que tu crois qu’il est possible de desserrer le pacte de stabilité ? Pour moi, c’est là l’essentiel. Si l’inflation a été maîtrisée, c’est au détriment de la croissance. On doit accepter un déficit lorsque la croissance n’est pas au rendez vous. En effet, il est nécessaire pour maintenir la croissance d’injecter des financements de grands travaux. C’est mon avis et je me trompe peut-être. Michoubidou

Je suis totalement d’accord avec toi.

Le « non » au référendum sur la Constitution a mis l’Europe au point mort. Que préconisez vous pour relancer la construction européenne ? philippe

C’est la crise européenne qui a débouché sur le « non » et pas l’inverse. Pour la relance indispensable, je vous renvoie aux propositions faites sur mon site .

Bonjour Laurent. Etes-vous fier d’avoir mis l’UE dans l’impasse, d’avoir ridiculisé la France aux yeux de nos partenaires et d’effrayer les investisseurs étrangers avec votre programme chauviniste ? Bien à vous. Citrouille

Merci de me prêter autant de pouvoir ! Mais les choses sont évidemment différentes. Le peuple a voté, en connaissance de cause, après un débat démocratique, non pas contre l’Europe mais contre la dérive libérale de l’Europe. Et cela, les observateurs objectifs le comprennent.

Bonjour Laurent. Le Monténégro doit-il devenir un Etat Membre de l’UE ? Bien à vous. Citrouille

C’est tout le problème du nombre des pays membres et des limites géographiques. En tout cas, il n’est pas possible de poursuivre indéfiniment l’élargissement sans avoir défini un nouveau et meilleur fonctionnement de l’Union. Sinon, celle-ci se dissoudera.

Programme politique
Monsieur Fabius, S’il n’était qu’une seule (bonne) raison de voter pour le représentant du PS à la présidentielle de 2007 (vous, peut-être, si vous êtes le candidat désigné par votre Parti), quelle est-elle ? Henry

Redresser la France. Redonner un espoir aux Français. Etablir plus de justice, plus de solidarité, plus de responsabilité et une République nouvelle.

Avec les récentes crises (émeutes de novembre et CPE), votre parti s’est fait une joie d’enfoncer le gouvernement. Mais vous (et votre parti), que proposez-vous contre l’insécurité, l’intégration, le chômage des jeunes et moins jeunes, le déficit de la France, les mal logés ? Oseriez-vous entreprendre des réformes et aller jusqu’au bout comme l’a fait l’UMP pour les retraites et la sécurité sociale ? Cordialement Stéfi

Réformer, oui, mais certainement pas dans le sens de l’UMP. Je ne suis ni libéral, ni communautariste ni atlantiste !

Quelles sont les politiques économiques à mettre en oeuvre pour lutter contre les délocalisations ? Mahrez (question similaire de MS69)

Il y a des actions à mener au plan mondial, européen et national. L’une des priorités est une harmonisation fiscale et sociale européenne pour éviter les délocalisations. En France, les salariés devraient être associés aux décisions des organes dirigeants des entreprises et pouvoir refuser les OPA hostiles.

Si vous êtes élu président de la République, comptez-vous mettre un terme aux suppressions de postes dans la fonction publique ? Séverine

Nous avons besoin d’une fonction publique forte, motivée, performante. Ce n’est pas en supprimant des dizaines de milliers de postes qu’on y arrivera.

Comptez-vous rompre avec la politique pénitentiaire de la droite ? Vider un peu les prisons trop remplies par un Sarkozy trop répressif ? elisabeth

Il faut développer la prévention. Développer aussi les alternatives à la prison, lancer un grand programme d’humanisation des prisons. Vous le constatez, cela n’a rien à voir avec Sarkozy.

Bonjour. Dans votre programme, vous préconisez une augmentation du Smic jusqu’à 1500 euros, mais si on regarde son évolution (augmentation de 4,9% par an), il atteindra ce montant de toute façon dans quelque temps, donc cette promesse n’est-elle pas simplement une fausse promesse ? De plus si vous décidiez d’une augmentation subite, pourriez-vous nous affirmer que cela n’aurait pas de répercussion au niveau de l’indice des prix ? lulu

Lorsque j’ai, le premier, lancé ce mot d’ordre « le Smic à au moins 1500 euros », j’ai entendu, y compris chez les dirigeants socialistes, beaucoup de critiques. Maintenant, heureusement, à peu près tous sont d’accord qu’il faudra revaloriser les bas salaires. Et ce chiffre est donc un minimum, sans doute à augmenter. Quant à l’inflation, je ne pense pas qu’il existe aujourd’hui des risques liés à des augmentations salariales. La victoire de la gauche devra se traduire pour des raisons sociales-économiques par une revalorisation du pouvoir d’achat .

Bonjour monsieur Fabius. Si vous êtes élus président de la République, abrogerez-vous la loi relative à la Journée de solidarité ? Si non, la modifierez-vous et le cas échéant quelles seront les modifications ? Merci pour votre réponse Pierre

Je ne pense pas que ce soit la bonne façon de financer les dépenses indispensables pour prendre en charge le vieillissement de la population. Il faudra d’autres financements beaucoup plus justes.

Bonjour Monsieur Fabius. je suis étudiant à l’ENS afin de devenir chercheur. Chaque jour, avec les discussions que j’ai avec mes professeurs, je vois que la recherche française va mal : manque de postes, problèmes de budget, ... A côté de ça, il y a toutes les propositions des autres pays (Suisse, Canada, USA, Angleterre, ...) avec de nombreux postes et un budget permettant de mener à bien des projets, ce qui entraîne des brevets, voir des prix Nobel. Personnellement, je compte travailler dans la recherche fondamentale, secteur encore plus touché, et continuer les travaux de Darwin. Donc suis-je oblige de partir ? (en sachant combien coûte la formation d’un chercheur à l’Etat). N’y a t-il aucun moyen de débloquer des fonds, de faire une vraie recherche Européenne ? GARDES

La recherche doit être une priorité centrale et non pas pour une seule année mais au moins pour dix ans. Nous avons un retard important à rattraper en termes de postes, de crédits, de conditions de travail, de liaisons université-société etc. Pour moi, ce sera un axe décisif.

Bonjour monsieur. Depuis François Mitterrand, il y a eu l’absence de grands travaux mis à part le TGV. Avez vous des choix en cette matière si vous devenez président de la République ? Merci par avance de votre réponse Laurent KALIFA Pantin 93

Oui. En particulier dans le domaine des transports, des économies d’énergie, c’est positif pour une croissance durable et positif pour l’économie. L’Europe (budget ou BEI) pourrait y participer.

Seriez-vous prêt à donner au petit peuple le droit d’initiatives (le peuple qui demande quelque chose), de référendum (le peuple qui veut faire voter une décision mise en cause, décision prise par le parlement où du sénat) ? Miro

Oui. Le peuple doit pouvoir prendre l’initiative de projets de loi. A partir d’un certain nombre de signatures, les députés devraient avoir l’obligation de se saisir de la question.

Vous avez dit que vous vouliez, si vous étiez élu, régulariser tous les sans-papiers. Pouvez-vous m’expliquer où vous trouverez l’argent pour payer la CMU, le RMI, les allocations familiales qui en découleront. Alors que nous, les familles, sommes de plus en plus pressées au niveau de toutes ces prestations et surtaxées et que la Sécurité sociale est de plus en plus en déficit. Merci de votre réponse, Beaucoup de gens se posent les mêmes questions. Salutations distinguées giangrande (question similaire de prézidant, de Abdel-sayed et de urane)

Une bonne politique en matière d’immigration doit comporter au moins trois volets :des accords de co-développement avec les pays pauvres, des droits entiers reconnus aux immigrés régulièrement sur notre sol, une lutte efficace contre les circuits d’immigration clandestine. La droite fait le contraire et utilise l’immigration comme un thème électoral. Je suis donc en désaccord avec elle.

Je suis un élu local marseillais et je constate au quotidien que le fossé entre les populations aisées et les plus modestes ne cesse de se creuser. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que le problème du logement dans les grandes villes, notamment pour les jeunes ménages, est encore plus important que celui de l’emploi. Que faire quand un maire refuse de prendre en compte ce problème sous couvert que sa ville a déjà 20% de logements sociaux ?(concentrés dans 6 arrondissements sur 16, ce qui crée de véritables ghettos sociaux et ethniques) steph (question similaire d’Elise)

Oui, la question du logement est massive et elle traverse presque tous les groupes de population. Beaucoup de maires refusent le minimum de 20%. Cela est inacceptable et il faudrait les pénaliser. D’autre part, le chiffre des 20% devrait être mieux réparti. Et puis, il faut construire davantage de logements sociaux et veiller (système des cautions et des garanties) à ce que les familles modestes ou moyennes ne soient pas pénalisées.

Bonjour monsieur le député. Les relations franco-africaines, basées sur des rapports personnels avec les chefs d’Etats installés, soutenus sans tenir compte du libre choix des populations nécessite comme d’autres sujets aussi sensibles de nombreuses reformes. Lors de sa dernière tournée africaine au Mali et au Bénin, M. Sarkozy s’est engagé de tout remettre à plat sur la Françafrique et ses réseaux, de promouvoir, comme le voulait le président François Mitterrand, la démocratie dans le continent. Ma question en tant que nouveau militant du parti socialiste est de savoir ce que vous proposez pour réaliser des réformes de fonds pour sortir des pays comme le Congo d’une dictature stupide et destructeur pour les futures générations, comment compter vous redonner espoir à toute cette génération actuelle de cadre qui ne pense qu’à immigrer vers l’Europe car l’espace structurel proposé sur place est médiocre pour leur épanouissement intellectuel et ne permet aucune ébauche de développement futur de ce pays ? Ntsiba lekibi (question similaire de dédé et de Kevin)

Je me rends bientôt au Mali et au Sénégal. A cette occasion, je préciserai les nouvelles relations que nous devons avoir avec l’Afrique, qui ne sont ni l’approche Chirac ni l’approche Sarkozy. J’espère que mes prises de position rejoindront les vôtres.

Bonjour M. Fabius, seriez-vous pour le vote obligatoire et pourquoi, et ne faudrait-il pas, dans le cas ou ce vote serait obligatoire, accorder une véritable écoute aux votes blancs ? Merci. Majuluse

Oui. Je suis partisan d’une participation obligatoire au vote et du décompte des votes blancs. Pour moi, être citoyen, c’est à la fois des droits et des devoirs. Le vote fait partie des droits et des devoirs.

Parti socialiste / politique de gauche
Que répondez-vous à un jeune militant socialiste qui se souvient du premier ministre libéral que vous avez été, qui se souvient que vous représentiez il y a peu l’aile droite du PS, et qui voit aujourd’hui un homme qui se veut nouveau dans sa vision de la France, de l’Europe ? Si je pense comme vous que le PS ne pourra convaincre les Français seulement avec un programme véritablement ancré à gauche, comment croire qu’aujourd’hui vous pouvez l’incarner, et que vous n’effectuez pas stratégiquement un virage à gauche ? Jbg (question similaire de Loucas, Christian-Gabriel, Amaury)

Mes valeurs et mon engagement ont toujours été de gauche. Mais j’ai réfléchi sur notre expérience collective dans les différents gouvernements de la gauche, sur ce qui l’a été positif et sur ce qui ne l’a pas été. J’ai aussi beaucoup réfléchi sur les changements de l’Europe et du monde (mondialisation financière, libéralisme outrancier etc.). A partir de tout cela, je prends position compte tenu à la fois de mon expérience et de la nécessité de profonds changements en France. Voilà !

Monsieur Fabius, pensez vous réellement que le PS ne devrait pas enfin se détacher de l’extrême gauche qui gangrène votre parti et se tourner vers des interlocuteurs plus sérieux (pourquoi pas l’UDF) de façon à envoyer un signal de renouveau et de prise de conscience ? magieverte

Je suis socialiste et en même temps je crois au rassemblement de la gauche. Ce rassemblement n’est pas possible sur une ligne floue ou blairiste. Mes valeurs, mes engagements, mes propositions sont donc de gauche et je ne serai pas d’accord avec ceux qui voudront ou voudraient une ligne chêvre-chou qui ne menerait nulle part et dévevrait les électeurs.

Bonjour, vous vous êtes fortement impliqué dans la campagne en faveur du « non » au traité constitutionnel européen en exprimant le besoin d rompre avec la politique néo-libérale alors qu’au sein du PS les pro oui y sont favorables. Comment peut on construire un programme de gouvernement en étant opposé sur un point aussi fondamental ? Et par la même n’aurait il pas été plus judicieux d’abandonner le PS pour reconstruire un vrai parti de gauche basé sur de vraies valeurs de gauche ? laffaille

Il faut respecter le vote du 29 mai 2005. Et en même temps chercher à la dépasser en rassemblant toutes celles et tous ceux qui veulent une Europe sociale et non pas libérale.

Pensez-vous pouvoir rassembler malgré la pression de certains médias pro-sarko et pro-ségo, les radicaux, verts, UMP-gaullistes de Dupont-Aignan anti-TCE avec les socialistes du NPS et les courants de la « gauche de la gauche » , puisque vous êtes la seule alternative véritable et sûre selon moi à la droite et à la pseudo-gauche libérale ? Merci Serge Doublet (question similaire de Hannibal Hecteur)

Cf. précédent

Présidentielle / investiture
Monsieur Fabius, je vous trouve mauvaise mine. Est-ce la candidature prématurée de Madame Royal (candidate pour l’instant non désignée par le PS) qui en est la cause ? BERNARD

Tranquilisez-vous. Cela va bien.

Comment comptez-vous séduire l’électorat féminin en déclarant à propos de la candidature de Ségolène Royale : « Mais qui va garder les enfants ? » Avez-vous mesuré l’impact de tels propos sur l’opinion publique ? delfiotte

J’ai déjà dit plusieurs fois que je n’avais tenu ces propos machistes. Et assez stupides, je vous le confirme.

Sachant que vous avez fait campagne pour le NON, alors que les militants du PS avaient approuvé par référendum interne le projet de Constitution européenne, il y a de fortes chances qu’après avoir battu les estrades au frais de ce parti en vue de la désignation du candidat PS à l’élection présidentielle, vous vous présentiez malgré tout contre le candidat désigné si ce n’était vous, ou que vous souteniez une candidature extérieure comme celle de José Bové. (Mélenchon semble déjà préparer cette éventualité). Pouvez vous ici affirmer que vous resterez loyal et que vous respecterez le vote des militants ? Borneo (question similaire de Bouzimbou, Tristan, Frédéric, Jacques Diament et Michaud)

Oui.

Hommes politiques
Pourquoi les politiques dont vous faites partie pensent-ils que la politique est un emploi à vie ? Quand on perd, la moindre des choses ne serait-elle pas de disparaître et de laisser la place à du sang neuf ? Pol

Je suis partisan d’une limitation dans le temps des mandats et d’une suppression du cumul des mandats.

Ne pensez-vous pas que si les Français semblent dégoûtés de la politique, c’est que ce sont les politiciens eux-mêmes qui dégagent un tel sentiment. On dirait que les hommes politiques ne croient pas en ce qu’ils font, qu’ils n’aiment pas la France et les Français. Cette capacité de transmettre sa volonté et son courage est-elle en vous ? Claire (question similaire de manu, aziz, marc aziz)

Je le crois. J’ai toujours partagé la belle formule de Mitterrand : La où il y a une volonté, il y a un chemin.

Divers
Avez vous conscience de la gravité de votre négligence, concernant le sang contaminé, et les décès en massent qui en résultent ?? Pouvez vous encore dormir, ne sentez vous pas d’hypocrisie dans votre entourage ? Avez vous seulement pensez à en parler, à y réfléchir, sans tabou, et sans esquive ?? Merci de votre réponse .... Romain Carlier (question similaire de GuNMaN, Nelly, Roche Damie, Mezigue, Lechevallier et Martin Joss, bodiu, et Sartori, Danièle)

C’est évidemment une question très lourde. Vous savez que personnellement, j’ai pris très rapidement la décision qui était la bonne, sauvant ainsi beaucoup de vies. Cela a été reconnu par la quasi totalité des spécialistes et des observateurs objectifs. Mais le drame a été si profond et les douleurs si fortes que parfois certains veulent à nouveau m’impliquer. En tout cas, je pense bien sûr très souvent au malheur des victimes et de leur famille et l’Etat dans son organisation doit faire en sorte qu’un tel drame ne puisse plus se produire.

Ne pensez-vous pas qu’avec une élection présidentielle tous les cinq ans, il faut abandonner cette soi-disant « tradition républicaine » de l’amnistie présidentielle ? En mettant cette question tôt sur la place publique, beaucoup de candidats n’osent pas la rejeter car ils pensent que cela pourrait leur coûter des voix, il faut donc en parler en amont afin que les uns et les autres se déterminent et que l’on évacue cette question qui pollue le scrutin. Etes vous d’accord ? Philippe Muléro

D’accord pour que tout cela soit abordé dès avant l’élection.

Etes-vous pour le mariage et l’adoption pour les homosexuels ? Danièle

C’est une évolution qu’on observe presque partout en Europe et je pense qu’elle doit aussi intervenir en France.

Le CPE et les droits d’auteurs nous ont appris qu’Internet que n’est pas un média facile à dompter et souvent sous-estimé. Ne pensez-vous pas que les politiques devraient davantage consultation les citoyens notamment par ce nouveau média ? A quand un site Internet pour toutes les fédérations du PS ?) Fulgore

Oui. Je lance l’idée qu’avant toute loi, les commissions du Parlement devraient mettre les projets en discussion sur un site afin de recueillir les opinions, observations, objections. De la sorte, le travail du Parlement serait davantage éclairé. Mais attention, ceci ne doit pas se substituer aux propositions politiques elles-memes. Le rôle du politique, lorqu’on lui demande son opinion sur un sujet, ne peut pas se réduire à répondre : mon opinion, c’est la vôtre. Il y a une responsabilité politique qui dtoi être éclairée par la consultation, par la concertation, par le dialogue, mais qui ne doit pas disparaître. Un « responsable » politique, c’est quelqu’un qui apporte des « réponses ».


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29-05-06

L’interview de Laurent Fabius par Claire Chazal au journal de 20h de TF1.

lftf1Relancer l’Europe et remettre la France en tête par une politique clairement de gauche

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La suite....


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Je propose des solutions concrètes pour relancer l’Europe

tabeuInterview à l’occasion du 29 mai

Lire la suite de l'interview

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28-05-06

Invité du journal de 20h sur TF1
28 mai 2006
Laurent Fabius participera au journal télévisé.

Interview sur France Inter
29 mai 2006

Laurent Fabius répondra aux questions de Stéphane Paoli à partir de 7h20

Interview en direct sur France Bleu
29 mai 2006
Laurent Fabius participera à l’émission "Tous ensemble" de 12h30 à 12h50


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27-05-06

Je propose des solutions concrètes pour relancer l’Europe

Interview à l’occasion du 29 mai :

98 % des Français qui ont voté non au référendum ne regrettent pas leur choix. Vu l'état de l'Europe aujourd’hui, avez-vous des regrets ?

Non. Il faut se rappeler que c’est la crise européenne qui a débouché sur le non et pas le non qui a débouché sur la crise.

S’agissant de la construction européenne, un an après, la victoire du non en France a-t-elle modifié des choses ? Lesquelles ?

Le « non » a montré qu’une majorité de Français, particulièrement une majorité de la gauche, refusait une dérive libérale de l’Europe et voulait une autre Europe, sociale, démocratique, qui ne se soumette pas à la mondialisation financière. Ce message-là, je crois qu’il a commencé d’être entendu même si certains commentateurs continuent de faire croire que le « non » a été involontaire, que les électeurs n’avaient pas compris, et autres calembredaines. Ce « non » a entraîné certaines conséquences, en particulier pour remettre en cause la fameuse directive Bolkestein, la directive portuaire et d’autres encore. Mais, et j’insiste sur cela, nous sommes encore très loin du compte. Faute de représentants gouvernementaux - les 25 gouvernements actuels de l’Union sont pour le « oui » -, faute de majorité progressiste au Parlement européen, il n’a pas été encore possible de lancer un véritable plan alternatif de relance européenne. C’est à cela qu’il faut travailler maintenant, en créant les conditions politiques d’une alternance.

Mettre l’Union sur les rails de la relance européenne passe notamment par un texte constitutionnel différent, court, recentré sur les valeurs et les institutions, sans la partie 3 qui consacrait l’Europe de la pseudo concurrence « libre et non faussée ». La renégociation peut prendre différentes formes : Gouvernements, Congrès, Assemblée Constituante. Pour la France, il faudra un nouveau référendum.

Le 29 mai dernier pèsera-il selon vous sur les échéances électorales de 2007. Comment ? Pourquoi ?

Bien sûr, le 29 mai comptera. En 2002, l’Europe a été absente du débat présidentiel. En 2007, cette erreur ne doit pas être rééditée. Election présidentielle de 2002, scrutins de 2004, référendum de 2005, crise des banlieues, mobilisation anti-CPE, à chaque fois les circonstances sont différentes mais un message fort vient des urnes ou de la rue : les Français veulent un coup d’arrêt au tout-précarité, au tout-marché. Ils ne veulent pas du libéralisme, y compris sous sa version « blairiste ». Seule une ligne clairement de gauche peut permettre le rassemblement des forces de gauche et rendre possible une alternative à la déferlante libérale, communautariste et atlantiste de M. Sarkozy. C’est pour cette alternative que j’agis et c’est dans cet esprit que je souhaite conduire la gauche à la victoire présidentielle en 2007.

L’Europe marque aujourd’hui une pause dans son développement. Quels grands projets pourraient relancer la dynamique européenne ?

Les solutions s’appellent un pacte pour la recherche, une politique des énergies européennes, une nouvelle politique commerciale pour défendre les salariés européens dans la mondialisation, la prise en compte par la Banque centrale de la croissance et de l’emploi. C’est possible à condition de muscler le budget européen et de donner priorité à une Europe sociale et démocratique. Rien ne se fera sans le couple franco-allemand ! Je propose de le relancer avec, notamment le projet d’une armée commune.

Quelles initiatives faudrait-il prendre immédiatement selon vous pour remettre l¹Europe dans le bon sens ?

Je citerai deux exemples. Construire une politique de l¹énergie en commun. Tous les pays d¹Europe doivent faire face à la crise du pétrole, sont dépendants de l’étranger pour le gaz, ont un problème de pollution massive, ne font pas assez pour les énergies nouvelles : bâtissons une politique commune. Deuxième exemple : il faudrait permettre des coopérations renforcées entre Etats. Pour la recherche, le fiscal, le social, des pays pourraient avancer sans attendre les autres qui ne souhaitent pas aller au même rythme.

Pensez-vous comme Mitterrand que le progrès social ne peut passer que par l’Europe ?

Oui, à condition que l’Europe décide de résister au tout-précarité.

Un an après les électeurs vous parlent-ils encore spontanément d¹Europe ?

Les gens ont compris que notre situation économique, sociale, écologique ou énergétique dépend beaucoup de ce qui se passe en Europe. Dans quelques domaines, comme la défense ou l¹environnement, ils veulent qu¹on soit beaucoup plus ambitieux. Je compte faire de l’Europe un élément important de la campagne présidentielle 2007.

En attendant une nouvelle évolution institutionnelle, comment l’Europe élargie peut-elle fonctionner, régie par la règle de l’unanimité ?

L’unanimité, que la Constitution voulait consacrer, est effectivement souvent un frein. Agissons pour faciliter des coopérations renforcées entre Etats qui veulent aller plus loin ensemble ! Fixons les frontières de l’Europe et mettons en place des partenariats privilégiés avec nos grands voisins - je pense à la Turquie, à l’Ukraine, aux pays de la zone méditerranéenne ! Refusons tout nouvel élargissement tant que ces règles n’auront pas été posées.

Ne craignez-vous pas que votre repositionnement politique à la gauche du PS, marqué fortement à l’occasion du Non, ne brouille votre image auprès de l’électorat socialiste ?

En disant non, j’ai été fidèle à mes convictions de pro-européen exigeant. Les Français attendent un vrai changement et ce changement ne peut venir selon moi que de la gauche rassemblée. Voilà pourquoi je me bats.

(Page réalisée à partir d’interviews publiées dans les Journaux Nice Matin, 20 Minutes et L’Humanité, le lundi 29 mai)

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26-05-06

Avec Laurent Fabius, sept propositions pour répondre à l'urgence sociale

ana_fabius_040930_afp17 propositions pour répondre à l’urgence sociale:

1/ Soutenir le pouvoir d’achat des salariés et des retraités : SMIC à 1500 € comme nous l’avions proposé avec force dès le Congrès du Mans, minimum retraite garanti d’au moins 1000 € et réexamen de la règle des 25 meilleures années, fusion progressive de l’IR et de la CSG pour libérer du pouvoir d’achat en faveur des salariés modestes.
2/ Lutter contre la précarité du travail : outre la sécurité professionnelle avec l’institution d’un crédit formation et la taxation du recours au travail précaire, nous devons viser à créer sur la législature environ 500 000 emplois sécurité formation pour les jeunes sans formation, lesquels ont vocation à déboucher sur des CDI dans l’entreprise. Le chômage des jeunes est d’abord le chômage des jeunes sans qualification. Nous devons y répondre par une mobilisation sans précédent du service public de l’emploi, de la formation et des entreprises. Ce dispositif en faveur des jeunes devra être discuté avec les partenaires sociaux, ne donnons pas l’impression d’être hésitants sur sa nécessité.
3/  Redonner à l’école son rôle de promotion républicaine : service public de la petite enfance et scolarité obligatoire à trois ans, renforcement de l’encadrement dans les zones prioritaires, pré-recrutement d’enseignants dans les quartiers populaires, augmentation significative de la dotation des universités, refus de remettre en cause la carte scolaire, le caractère national des universités et la mission première des enseignants (transmission du savoir dans le cadre du lien pédagogique).
4/ Faire du logement une grande cause nationale et aller vers le droit au logement opposable : outre la construction de 120 000 logements sociaux par an, service universel gratuit de caution locataires propriétaires, application effective d’un indice permettant de freiner la hausse des loyers, principe du zéro subvention d’équipement pour les communes qui refusent d’appliquer la loi SRU - et non pas le seul renchérissement des pénalités financières qui ne dissuade pas réellement les communes anti-mixité.
5/ Restaurer des services publics forts sur l’ensemble du territoire : un signe net doit être donné en ce sens par la reconquête du capital - et non seulement du contrôle - 100 % public d’EDF et GDF. Il ne faut pas seulement veiller aux missions de service public, il faut garantir la présence et la spécificité des services publics sur l’ensemble du territoire. D’autres engagements sont attendus par les Français : un service public de l’eau ; l’obligation d’installation des médecins sur l’ensemble du territoire et des plans nationaux de prévention ; l’interdiction de fumer dans les lieux publics et la lutte contre l’obésité.
6/ Nous préparer vraiment au vieillissement de notre société : le vieillissement est l’un des défis les plus importants ; les familles et les collectivités locales ont souvent le sentiment de devoir le relever seules ; les réponses et les efforts qu’il réclame ne peuvent pas être absentes de notre projet ; des mesures puissantes de solidarité devront être décidées pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes (soutien à domicile, financement des structures collectives, APA, Alzheimer, etc...). Il faut avoir le courage de dire que la prise en charge de la dépendance sous toutes ses formes (vieillissement et handicap) représentera de l’ordre d’1 point de CSG et que cette mesure est plus juste que la suppression d’un jour férié.
7/ Un signal fort de confiance doit être envoyé aux jeunes : des états généraux de la jeunesse seront réunis dans les six mois qui suivent l’élection présidentielle, afin d’adopter, après cette vaste consultation, des mesures aussi importantes qu’un service civique obligatoire de six mois et la reconnaissance des libertés numériques. C’est aussi dans ce cadre que sera examinée l’allocation autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion.


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25-05-06

RDV MEDIAS

Infos Médias Laurent FABIUS :

Samedi 27 mai à partir de 9 h 10 Laurent FABIUS sera l’invité de Dominique SOUCHIER sur Europe 1.

Dimanche 28 mai, Laurent FABIUS sera l’invité du Journal Télévisé de 20h sur TF1.

Lundi 29 mai

France Inter dès 7 h 20 où il répondra aux questions de Stéphane PAOLI;

Le site Internet du journal “20 minutes” où il répondra en direct aux questions des internautes à partir de 10h30.

France Bleu où il participera à l’émission "Tous ensemble" de 12h30 à 12h50.

Infos Médias Jean Luc MELENCHON:

Lundi 29 Mai

- de 7h45 à 8h sur Canal + (programme en clair).

- de 10h30 à 11h15 sur la chaîne Public Sénat (désormais disponible sur la TNT).

- de 19h30 à 20h sur la chaîne i<télé, dans l'émission N'ayons pas peur des mots.


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Les propositions de Laurent Fabius au projet socialiste

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Au moment où la Commission nationale du projet doit discuter d'un premier texte de présentation de notre projet, Laurent Fabius a tenu à apporter une contribution écrite à ce débat. Il l'a fait après avoir pris connaissance des textes parus vendredi dans l'Hebdo et transmis hier par A Bergougnioux aux membres de la commission. Ainsi, Laurent Fabius privilégie le débat de fond et s'inscrit pleinement dans la démarche collective du parti pour le projet .

1) Sur l'analyse du contexte de 2007, la nécessité de ne pas sous-estimer la gravité de la crise que traverse la France, de prendre pleinement la mesure des dégâts entraînés par l'hyper-capitalisme financier, et des attentes à l'égard de l'Europe.

2) Sur les valeurs et les alliances , le fait d'affirmer clairement que ce devront être celles du socialisme français, tendance F Mitterrand   :
refuser toute dérive blairiste et toute alliance avec le centre. Clairement à gauche .

3)  Sur les priorités d'action de la législature , Laurent Fabius en propose nettement quatre :
A) Fonder une République nouvelle
B) Faire barrage aux méfaits de l'hyper capitalisme financier
C) Relancer et réorienter l'Europe pour parvenir à une croissance forte et durable
D)
Répondre à l'urgence sociale.

4) Pour chacune de ces priorités, parmi les propositions clefs de Laurent Fabius, on peut relever  :
A) Fonder une République nouvelle : affirmer nettement que nous voulons une République parlementaire, et en déduire les mesures fortes qui en découlent (notamment Président arbitre, gouvernement paritaire, Assemblée Nationale renforcée par la suppression du 49-3 et rendue plus représentative par l'introduction d'une dose de proportionnelle) ; dans ce cadre, affirmation de la laïcité (charte de la laïcité adossée à la Constitution) ; référendum institutionnel six mois après l'élection.
B) Faire barrage au capitalisme financier : soumettre toute OPA au vote des salariés et pouvoir interdire des formes de délocalisation frauduleuse de marques.
C) Relance de l'Europe pour croissance forte et durable : affirmer que le prochain Traité constitutionnel devra être ratifié par référendum en France ; poser un moratoire aux élargissements ; proposer à nos partenaires une convergence sociale par le haut et un pacte pour la recherche.
D) Urgence sociale : priorité au pouvoir d'achat (SMIC à 1500 € et retraite minimum garanti), lutte anti-précarité (sécurité professionnelle, 500 000 emplois sécurité formation d'ici 2012), logement social (zéro subvention d'équipement pour les communes anti-mixité sociale, garantie mutuelle locative), services publics (EDF-GDF 100% public), prise en charge du vieillissement (ce qui coûtera 1 point de CSG, il faut avoir le courage de le dire dès maintenant), signal de confiance aux jeunes (états généraux de la jeunesse).

- Cela impliquera de dégager des marges de manœuvre financières : elles le seront par la croissance, mais aussi par une révision très énergique des exonérations de charges sociales accordées aux entreprises qui n'en ont pas besoin.

Pour redresser notre pays et redonner une perspective de progrès à tous, nos électeurs attendent de nous non pas des mots flous et des valeurs ambiguës mais des engagements clairs. Notre projet doit permettre de rassembler la gauche et de changer vraiment. Il doit nous permettre de fonder une République nouvelle,  porter un coup d’arrêt aux méfaits de la mondialisation financière,  relancer la croissance et l’Europe, et répondre à l’urgence sociale. Car oui, la France a un avenir et cet avenir est à gauche. Tel est le sens de ces propositions et l’enjeu de 2007.

Le texte de propositions de Laurent Fabius .... içi

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24-05-06

Laurent Fabius a plaidé dimanche pour une "politique clairement de gauche" en 2007.

"Les sondages, ils se trompent absolument toujours", a-t-il souligné sur TF1 alors qu’on l’interrogeait sur la popularité de Ségolène Royal. Mais "la question qui se pose, c’est la question de la ligne politique" et "je suis pour une ligne politique clairement de gauche, pour des valeurs de gauche et pour des propositions de gauche".M. Fabius a ainsi proposé de "revaloriser le SMIC au-dessus de 1.500 euros" et de "donner la possibilité aux salariés (...) s’ils le veulent de s’opposer aux OPA".
Alors que Ségolène Royal défend le principe d’une "République du respect", l’ancien Premier ministre a refusé de reprendre à son compte cette expression, en rappelant que c’était "un des thèmes de la campagne de M. Chirac en 2002".
Laurent Fabius s’est par ailleurs montré réservé sur la suppression du droit de grâce présidentiel prôné par le Premier secrétaire du PS François Hollande : "il y a des erreurs en matière de justice", a-t-il souligné. Ainsi, "si Mme Humbert avait été condamnée, est-ce qu’il n’aurait pas fallu qu’une autorité, le chef de l’Etat, puisse dire c’est injuste et j’annule cette condamnation ?".
A l’occasion du premier anniversaire du rejet de la Constitution européenne par les Français, M. Fabius a également affirmé ne pas regretter son soutien au "non" : "il était nécessaire de voter non" le 29 mai 2005, mais ce "n’est pas suffisant" : "il faut toujours un plan de relance européenne", a-t-il souligné.

Posté par rag83 à 11:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23-05-06

europe21Relancer l’Union européenne

Laurent Fabius présente ses propositions pour relancer l’Union européenne, et en faire "une Europe qui progresse et qui protège".

Les points clés

  •   Parce qu’il a favorisé une prise de conscience des problèmes de l’Europe, le "non" français a déjà eu des effets positifs. "Une conséquence du référendum français est que la dimension sociale du vote a contraint les responsables européens à se préoccuper davantage de la cohésion de l’Union".

  •   Il faut créer une ressource budgétaire autonome, assise par exemple sur l’énergie, pour financer des progrès rapides dans des domaines clefs (politique énergétique, infrastructures, recherche, éducation, formation, Université).

  •   L’harmonisation sociale par le haut doit être engagée afin de faire converger les décisions nationales au rythme du développement de chacun des pays, en fixant des objectifs comparables à ceux du traité de Maastricht pour atteindre l’euro.

  •   La politique de la concurrence devra évoluer pour prendre mieux en compte les intérêts industriels des Européens.

  •   La politique commerciale doit être réorientée pour favoriser le juste échange ("fair trade") plutôt que libre échange ("free trade")

  •   Un nouveau texte constitutionnel devra être négocié. Il devrait exclure la partie 3, très longue, très libérale et qui n’a pas sa place dans une Constitution. Il devra reprendre en majorité la partie 2, et améliorer nettement les parties 1 et 4 du Traité constitutionnel.

  •   Pour rédiger ce nouveau texte, une des solutions possibles consiste à réunir une Assemblée constituante élue en même temps que le prochain Parlement européen en 2009

  •   Au terme de ce processus, nous devrons faire ratifier cette nouvelle Constitution par référendum. Pas question, comme Nicolas Sarkozy le propose, d’en appeler au seul Parlement. Ecouter vraiment les Français, c’est d’abord respecter leur vote.

  •   Pour progresser vers l’Europe politique, le couple franco-allemand doit être relancé en proposant, notamment, une armée franco-allemande à l’horizon 2014 et une démarche commune en matière de politique étrangère.

  •   Le fonctionnement de la zone euro doit être réformé pour favoriser la croissance et l’emploi préalablement à toute nouvelle adhésion à la monnaie unique.

  •   Pour progresser, l’Europe doit aller à plusieurs vitesses - c’est l’Europe différenciée. Avec les pays de notre périphérie, il faut mettre en place des partenariats privilégiés, mais dire clairement qu’ils n’ont pas vocation à intégrer l’Union.

Le texte intégral


Posté par rag83 à 02:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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